Le rink hockey

SOMMAIRE :

I – HISTOIRE DU RINK HOCKEY
II – LES RÈGLES DU RINK HOCKEY :
       1) Le principes du jeu
       2) Règlement
          2.1 – Règles
          2.2 - Les Pénalités
       3) L'Aire de jeu
       4) L'équipement
III - LES TECHNIQUES ET STRATÉGIES :
       1) L'attaque
          1.1 - Le freinage
          1.2 - Le dribble
       2) La défense
          2.1 - Le positionnement des gardiens
IV – LES COMPÉTITIONS :
       1) Compétitions internationales :
          1.1 – Championnats du Monde
          1.2 – Jeux olympiques et jeux mondiaux
          1.3 - Championnats continentaux
          1.4 - Compétitions internationales pour les clubs
      2) Compétitions nationales
V – SA POPULARITÉ
VI – SON ÉCONOMIE
I – HISTOIRE DU RINK HOCKEY :
Le rink hockey, appelé aussi hockey sur patins, est une discipline de hockey sur patin à roulettes. Ce sport collectif se pratique avec des patins traditionnels plus communément appelés quads et une crosse en bois ou, plus rarement, en carbone. Appelé hardball hockey aux États-Unis et hockey patines en espagnol , il peut aussi être désigné par le terme plus général roller hockey qui englobe également la discipline du roller in line hockey.
Apparu en 1877, ce sport est d’abord dominé par les anglo-saxons, mais les pays latins ont depuis plusieurs années la mainmise sur les grandes compétitions internationales. Dans les pays tels que le Portugal, l’Espagne, l’Italie et l’Argentine, le rink hockey est un sport professionnel extrêmement populaire attirant des foules passionnées. Certaines personnalités de ces pays ont d’ailleurs un lien avec ce sport. L’ancien président du Comité international olympique, Juan Antonio Samaranch fut un joueur puis entraîneur de rink hockey.
En France, le rink hockey est un sport amateur organisé sous l’égide du Comité national de rink hockey et l’équipe nationale se situe en 2009 au sixième rang mondial. Le rink hockey est reconnu pour l’olympiade 2005-2009 comme discipline de haut niveau par le ministère français de la jeunesse et des sports. Cette reconnaissance de sport de haut niveau en France est reconduite pour l’olympiade 2009-2013. En septembre 2010, la France décroche la médaille de bronze aux championnats d’Europe qui se déroulaient pour l’occasion en Allemagne. C’est la première fois depuis 1932 que la France monte sur le podium européen.
II – LES RÈGLES DU RINK HOCKEY :
1) Le principes du jeu :
Le rink hockey est un où deux équipes s'affrontent. Chaque équipe est composée de cinq joueurs dont un gardien. En plus des joueurs sur le terrain, chaque équipe peut compter cinq remplaçants dont un gardien remplaçant ; ainsi une équipe inscrite pour une rencontre compte au maximum dix joueurs dont deux gardiens de buts. Au cours d'une rencontre un joueur peut entrer et sortir du terrain autant de fois que souhaité.
Les deux équipes s'affrontent pour faire entrer la balle dans le but adverse, les joueurs ne peuvent marquer qu'avec leur crosse et sont sur des patins à roulettes. Un but marqué contre son camp sera validé quelle que soit la partie du corps que le défenseur a utilisée pour marquer.
En senior, un match comprend deux périodes de 25 minutes effectives, avec une mi-temps de 10 minutes. Dans certaines compétitions ou matchs amicaux, les mi-temps peuvent être raccourcies à 20 minutes. De plus, le découlement du temps est arrêté à chaque arrêt de jeu, depuis une décision prise par la fédération international en 1963 à Porto.
La balle ne peut être jouée qu’avec la crosse et ne doit pas être soulevée à plus de 1,50 m (exception faite pour le gardien de but). À l’extérieur des surfaces de réparation, la balle ne peut pas être arrêtée avec le patin. Elle ne peut à aucun moment être shootée avec le pied (dégagement genre football). À l’intérieur des surfaces de réparation (sauf pour le gardien de but) la balle ne doit pas être touchée volontairement par une partie du corps ou du patin.
2) Règlement :
2.1 - Règles :
Le rink hockey, comme tous les sports, possède de nombreuses règles de jeu et interdiction. Parmi elles, il est interdit de:
  • bousculer, pousser, tenir, crocheter un adversaire ;
  • jouer la balle avec le patin ou toute autre partie du corps;
  • tout type d'anti-jeu : 
- faire revenir la balle dans sa zone de défense plus de 5 secondes (retour en zone);
- mettre plus de 10 secondes entre la prise de balle et l’entrée dans la zone d’attaque ;
- mettre plus de 45 secondes entre la prise de balle et un tir;
  • lever la balle à plus de 1,50 m (sauf pour le gardien de but), de la faire sortir du terrain ou de la faire toucher un élément extérieur au terrain (murs en dehors des balustrades, plafond de la salle, etc.) ;
  • manquer de respect envers les officiels, les joueurs ou bien le public ;
  • jouer à terre, sauf pour les gardiens qui en a l'autorisation seulement dans leur surface de réparation.
2.2 - Les Pénalités :
Les fautes sont sanctionnées par un coup franc (direct ou indirect) ou un penalty. 
Le coup franc indirect est un tir effectué par un joueur contre l’équipe adverse avec la balle arrêtée à l’endroit où la faute a été commise. Les joueurs adverses doivent respecter une zone de trois mètres de rayon autour du lieu du coup franc. Le coup franc direct est tiré depuis le point déterminé de la piste (il peut faire un tir-poussé ou un dribble). Dans ce cas, tous les autres joueurs doivent se trouver dans la surface de réparation adverse. 
Le penalty, accordé en cas d’infraction dans la surface de réparation, est un tir effectué balle arrêtée. Le gardien de but de l’équipe pénalisée, qui n’a pas le droit de s’avancer doit se placer derrière sa ligne de but, se maintenir sur ses patins et sa crosse doit être au sol et toucher ses deux patins. Tous les joueurs doivent se tenir dans la surface de réparation adverse (règle de 2009). Ils peuvent se déplacer à partir du moment où le tireur touche la balle, car la balle se trouve en jeu. Depuis 2005, le tir de penalty doit s’effectuer dans un seul mouvement fluide ; le joueur n’a plus le droit d’aller dribbler le gardien adverse. Il doit impérativement tirer en un seul mouvement (pas de feinte de tir autorisée) et non pas faire un tir-poussé ou un dribble. Depuis 2009, l’arbitre n’effectue plus de coup de sifflet, et le joueur a 5 secondes pour tirer après que l’arbitre ait levé la main et commencer son comptage. Le gardien ne peut se déplacer qu’après que la balle ait bougé. 
Les contacts sont interdits, contrairement au hockey sur glace, et immédiatement sanctionnés par l’arbitre. 
Ces fautes sont sanctionnées en fonction de leur gravité, éventuellement par une sanction adressée au joueur, mais principalement par une pénalisation de l'équipe lors de la reprise du jeu. Un joueur peut être sanctionné par une échelle de sanctions allant de la faute simple jusqu'à l'expulsion définitive par l'intermédiaire d'un carton rouge. Le carton jaune n'existe plus en France depuis 2010, en revanche il existe un carton bleu visant à expulser temporairement un fautif pendant deux minutes.
➢ une faute simple ou faute technique. Le joueur n'est pas sanctionné. Ce type de faute est sifflé lorsque le joueur fait sortir la balle du terrain, reste immobile avec celle-ci derrière le but ou lorsque le gardien se saisit de la balle (il doit seulement la contrer, la dévier). 
➢ Une faute légère. Un avertissement oral est donné au joueur, en cas de récidive il est sanctionné d'un carton bleu, puis par un carton rouge. Les fautes légères sont par exemple le fait pour un joueur de jouer la balle avant le coup de sifflet après avoir demandé les trois mètres, pour un gardien de bouger avant que le joueur n'exécute un coup-franc direct ou un penalty. 
➢ Une faute d’équipe. Les fautes d'équipes se cumulent collectivement et sont comptées par la table de marque. Un coup franc direct est accordé à la dixième faute d’équipe puis toutes les cinq fautes d’équipe, quel que soit l'emplacement de la faute sifflée. Une faute d'équipe est sifflée lorsqu'un gardien joue sans crosse, ou lorsqu'un joueur soulève la crosse de l'adversaire qui est en possession de la balle. 
Lorsqu'un joueur est sanctionné par un carton, il ne peut plus rentrer durant un certain laps de temps sur le terrain, et est obligé de se placer dans un emplacement prévu pour accueillir les joueurs suspendus. Durant ce laps de temps ou bien jusqu’à ce qu'elle encaisse un but, l'équipe fautive joue avec un joueur de champ de moins :
➢ Une faute grave ou carton bleu. Le joueur sanctionné est suspendu pendant deux minutes. L'accumulation de trois cartons bleus conduit à un carton rouge indirect. Cette sanction est appliquée en cas de contestation d'une décision arbitrale, d'actions qui sont soit violentes, soit volontaires, mais encore en cas de faute dans une situation de but imminent. 
➢ Une faute très grave ou carton rouge. Le joueur sanctionné est définitivement expulsé et doit rejoindre les vestiaires. Cette sanction prohibe les lancers d'objets (crosses, équipements, etc.) vers une personne ou la balle, mais aussi les comportements violents et volontaires.
L'arbitre pourra faire reprendre le jeu par : 

➢ un entre-deux. Un joueur de chaque équipe se fait face, les autres devant être éloigné à plus de 3 mètres de la balle. Au coup de sifflet de l'arbitre, les deux joueurs tentent de récupérer la balle. Cette situation se produit lorsque la balle reste coincée dans les filets du but, dans les jambières du gardien ou touche le plafond de la salle. 
➢ un coup franc indirect (peut être joué n'importe où sur le terrain). Les joueurs adverses devront s'écarter à plus de trois mètres de la balle. Le coup franc indirect est la manière la plus courante de reprendre le jeu après tous types de fautes. 
➢ un coup franc direct (tir ou dribble à partir du point de coup franc direct). À l'exception du gardien défensif et de l'attaquant, tous les autres joueurs doivent se placer dans la surface de réparation de l'équipe qui attaque. Les joueurs ne sont autorisés à quitter cette zone qu'après que l'attaquant ait touché la balle. Ce dernier à 5 secondes pour tirer à partir du moment où l'arbitre lui donne l'autorisation pour effectuer le coup-franc. 
➢ Un coup franc direct est accordé lorsqu'un joueur est sanctionné d'un carton bleu ou lorsqu'une équipe atteint un certain nombre de faute d'équipe. ➢ un penalty (tir à partir du point de penalty). Il se déroule de la même manière qu'un coupfranc direct, à l’exception que le point d'exécution se trouve sur la bordure de la surface de réparation. Lorsque l'équipe défensive commet une faute dans sa surface de réparation, un penalty est accordé pour l'équipe adverse. 
 3) L'Aire de jeu:
Fichier:Campo hockey su pista.svg
Terrain de rink hockey 
Le rink hockey se joue en salle, couverte ou à l'air libre. La piste (rink) est doublement symétrique, en longueur et en largeur. Il s'agit d'une surface plane et unie mesurant de 36 mètres à 44 mètres de long sur une largeur de 18 mètres à 22 mètres. Une ligne médiane sépare le terrain en deux zones, avec un cercle central au milieu duquel s'effectuent les engagements. La surface de réparation mesure 9 m sur 5,40 m. À son extrémité se tient le point de penalty. Un demi-cercle du diamètre de la cage constitue une zone de protection pour gardien. À 7,40 m de la ligne de but, se tient le point de coup franc direct. 
Les coins de la piste sont arrondis formant un quart de cercle de 1 mètre de diamètre. La piste est entourée par une barrière d’au moins 0,20 mètre de haut et de 1 mètre de haut dans les matchs internationaux. Le sol peut être en béton, résine, plancher ou même marbre. Les buts ont une largeur de 1,70 mètre et une hauteur de 1,05 mètre. À l’intérieur des buts, un épais filet et une barre au ras du sol permettent d’emprisonner la balle dans les cages. Derrière chaque but, un filet de 4 mètres de haut est dressé, (afin d’éviter que la balle ne rebondisse sur un mur et frappe un joueur). 
Les lignes « d’anti-jeu » ont été supprimées en 2009, seule reste la ligne médiane que la balle peut franchir (5 secondes si retour par un joueur dans son terrain, ou 10 secondes si retour par un joueur adverse) (2009). 
4) L'équipement:
Le rink hockey se joue avec une balle sphérique en liège pressé, recouverte d'un plastique dur. Elle mesure 23 cm de périmètre, soit 7,2 cm de diamètre et elle pèse 155 g. Comparativement, à une balle de floorball qui est d'une dimension identique pour seulement 23 g, elle est beaucoup plus dense, car elle est sept fois plus lourde. La balle de rink hockey doit être de couleur unie. Elle est généralement noire, mais sa couleur peut varier pour contraster avec la couleur de la salle. Elle n’est pas élastique : sur un sol dur, la balle rebondit peu. En 1910, le rink hockey se pratique avec une balle de tennis. 
Les quads de rink hockey sont composés de quatre roues parallèles deux à deux. Il est autorisé d'utiliser des patins en ligne pour des compétitions françaises, mais le quad est obligatoire dans la réglementation internationale. Les roues des quads doivent avoir un diamètre d'au moins 3 cm alors que les gardiens de buts peuvent avoir des roues plus petites pour améliorer leur stabilité. Les quads sont préférés au roller en ligne en raison de la butée avant qui permet aux quads une capacité de mouvement supérieur lors des changements de direction. Les autres formes de patins, tel que les patins à trois roues ou les patins avec des roues décalés, n'ont également pas les caractéristiques nécessaires pour être compétitifs face à des quads. Des lacets d'une longueur de 3 m54 sont utilisés pour serrer fortement la chaussure afin de maintenir correctement le pied. Ceci est indispensable pour évoluer en toute sécurité lors des changements d'appuis qui peuvent être très contraignants.
Tous les joueurs de rink hockey, y compris le gardien de but, possèdent une crosse répondant aux mêmes exigences. Elle est le plus souvent composée de bois ou de carbone et est entièrement plate et recourbée au bout. Dans les années 1910, elle est faite de bambous recourbés.Elle peut mesurer entre 90 cm et 115 cm. Elle est donc singulièrement plus petite qu'une crosse de hockey sur glace pouvant mesurer jusqu'à 163 cm. La crosse du gardien de but est différente de celle d’un joueur de champ : elle est plus large et possède une encoche afin de la tenir plus facilement.
L'équipement des joueurs de champ obligatoire comporte aussi des gants, des genouillères, des protège-tibias et une coquille. Les joueurs ont également la possibilité de poster en sus de ces protections obligatoires, un protège-dent. La réglementation française prévoit la possibilité d'utiliser des casques souples comme ceux employés au rugby.
L'équipement du gardien de but est plus complet que celui des joueurs de champ. Pour sa protection il porte jambières, coquille, plastron, protège-cou, coudières, gants spéciaux, maillot flottant matelassé et casque. Mis à part les jambières et les gants, les autres protections (plastron, coudières...) ne doivent pas avoir pour objectif de couvrir plus de surface de but. Le gardien peut au choix porter un casque avec soit une visière en plexiglas ou une grille.
III – LES TECHNIQUES ET STRATÉGIES : 
1) L'attaque :
Un attaquant à le droit de tirer au but, même si un joueur, partenaire ou adversaire, se trouve entre lui et la cage du gardien. Il peut tirer avec n'importe quelle partie de la crosse, et sans aucune restriction quant à la manière de jouer la balle. L'attaquant a notamment la possibilité de faire un tir poussé, frappé, accompagné, ou bien de reprendre de volée une passe qui lui est adressée ou de dévier un tir effectué par un de ses coéquipiers. 
1.1 - Le freinage :
Le freinage le plus caractéristique de la discipline est sans doute le freinage latéral. En effet, lors de l'exécution de celui-ci un fort bruit de crissement se fait entendre : « le bruit infernal des patins sur le bois finit par vous mettre les nerfs à fleur de peau. » Ce type de freinage permet au joueur de s'arrêter sur une très courte distance. Lors de ce freinage, le joueur dérape perpendiculaire à sa trajectoire tout en gardant ses deux pieds parallèles. 
Les quads possèdent chacun une butée, rattachée à la platine, à l'avant de la chaussure. En se penchant en avant et en positionnant l'une de ses jambes ou les deux en arrières, le hockeyeur met la butée en contact avec le sol, pouvant garder ainsi un certain équilibre. Ce type de freinage ne peut se faire uniquement si le joueur se trouve en marche arrière. Le freinage sur les butées est utilisé davantage en défense, lorsque le joueur essaye de rester devant l'attaquant tout en ayant un contact visuel avec celui-ci. 
Comme pour la pratique du ski, il est possible de freiner en chasse-neige. Le joueur place ses patins en forme de « V » de façon que les patins se rapprochent. Cette technique peut aussi bien être pratiquée par un joueur évoluant en marche avant ou en marche arrière. Cependant le freinage en chasse-neige n'est que peu efficace, et ne peut se réaliser qu'à très faible vitesse. Pour de plus grande maniabilité sur le terrain, il est possible de combiner plusieurs types de freinage différent dans certaines situations. Le freinage demi-latéral combine à la fois le freinage sur butée et le freinage latérale. 
1.2 - Le dribble: 
Afin d'éviter de se faire ravir sa balle, l'attaquant qui passe à proximité d'un défenseur à la possibilité de faire une « protection de balle ». Ce mouvement consiste à mettre son corps entre celui du défenseur et la balle. Le défenseur, bloqué notamment par le patin de l'attaquant, ne parvient pas à atteindre la balle même en allongeant au maximum sa crosse.
L'attaquant ayant parfois la balle du mauvais côté de son corps, il peut avoir besoin de faire passer rapidement la balle de l'autre côté. Pour cela il effectue un « tunnel » durant lequel il passe la balle entre ses patins dont l'un est avancé. Ceci peut lui permettre d'effectuer une protection de balle ou de dribbler activement un joueur.
Le « crochet », quant à lui, sert à dribbler le défenseur et non pas à se protéger de lui. L'attaquant réalise un mouvement en avant en présentant la balle au défenseur, puis quand celuici essaye de s'en emparer, l'attaquant fait revenir vers lui la balle dans un mouvement en arrière. Ce mouvement est utilisé lorsque l'attaquant manque d'espace (surface de réparation, angle du terrain, défense individuelle, etc.).
Bien que le jeu de balle se déroule essentiellement au ras du sol, il est possible de « soulever la balle ». Pour passer un défenseur, l'attaquant soulève la balle de quelques dizaines de centimètres, puis la rabat violemment au sol.
Le joueur peut également avec ou sans balle effectuer un mouvement avec son corps afin d'échapper à un défenseur. L'« inversion » consiste à faire un tour sur lui-même tout en freinant latéralement, de façon que le défenseur ne soit plus capable de connaître la réelle intention de l'attaquant. Même si le défenseur n'est désorienté qu'un très court instant, cela permet à l'attaquant de se libérer du défenseur et de pouvoir agir librement.
2) La défense :
Il existe plusieurs systèmes de base :
➢ La défense individuelle est un type de défense organisée : chaque joueur prend en charge un adversaire et s'occupe de rester près de lui tout au long de la partie. C'est la défense la plus utilisée par les équipes seniors.
➢ La défense de zone est un type de défense dont le principe est que chaque joueur défensif doit couvrir une zone de jeu. Traditionnellement les joueurs se positionnent soit en formant un carré, soit en formant un losange mais ils peuvent aussi opter pour un « Y ». En cas d'infériorité numérique les équipes optent quasi-systématiquement pour une défense en triangle.
2.1 - Le positionnement des gardiens :
Contrairement aux gardiens de roller hockey ou de hockey sur glace, le gardien de rink hockey ne se tient pas debout. Il reste plus ou moins accroupi, avec parfois un genou au sol. Lors de ses interventions sur les tirs adverses, il a la possibilité d'arrêter les balles avec deux grands types de parades : la portugaise ou l'espagnole. - La portugaise consiste pour le gardien à se mettre à genoux sur sa jambe (du côté dont il tient sa crosse) et à étendre le long du but son autre jambe. - L'espagnole consiste à se mettre sur le flanc, en essayant de garder le buste à la verticale et de faire un mur à l'aide de ses jambières posées l'une au-dessus de l'autre.
IV – LES COMPÉTITIONS :
1) Compétitions internationales :
1.1 – Championnats du Monde :
Le comité international de rink hockey organise des compétitions mondiales de rink hockey féminines et masculines.
Les championnats du monde de rink hockey sont organisés tous les deux ans.
Le championnat masculin fait concourir les 16 meilleurs pays du monde pour le groupe A, et les autres pays pour le groupe B. Les compétitions ont lieu par alternances, une année un groupe concourt, l'année suivante, c'est à l'autre groupe de prendre part à la compétition. La première édition de 1936, ainsi que les onze suivantes jusqu'en 1956, sont considérées comme des championnats d'Europe. À partir de 1984, une séparation du championnat est faite entre le groupe A, comportant les meilleurs équipes, et le groupe B dans lequel participent les autres équipes. À l'origine, le groupe A se compose de 10 équipes, puis ce nombre est relevé à 12 à partir de 1989. Depuis 2001, la compétition se joue entre 16 participants. Le championnat A est intégré depuis 2017 au World Roller Games dont la première édition, à Nankin en Chine. Cette année, soit en 2019, les World Roller Games se déroule a Barcelone. Une compétition masculine est également organisée pour les joueurs de moins de 20 ans depuis 2003. Elle est également intégré à partie de 2017 au World Roller Game. Il n'y a pas de compétition féminine équivalente chez les jeunes.
1.2 – Jeux olympiques et jeux mondiaux :
Le rink hockey n'est pas un sport olympique. Cependant, le rink hockey est présent en démonstration lors des jeux de Barcelone en Espagne, pays originaire du président du CIO de l'époque Juan Antonio Samaranch. Ce dernier est un ancien gardien de rink hockey puis sélectionneur de l'équipe nationale. Depuis 1992, le rink hockey n'est plus du tout présent aux jeux olympiques.
Les équipes sélectionnées pour participer à la compétition sont celles ayant concouru lors du mondial 1991. Elles sont au nombre de douze, malgré l'absence du Chili qui est remplacé par le Japon. L'équipe d'Argentine, qui fait partie des quatre favoris, remporte l'édition en battant le pays hôte, l'Espagne, en finale. L'Italie complète le podium, au pied duquel se trouve le Portugal.
Lors de la première édition des Jeux mondiaux en 1981, le rink hockey y est présent. La discipline reste incluse au programme de la compétition jusqu'en 2001, à l'exception de 1997. Depuis le rink hockey ne fait plus partie des Jeux mondiaux. Les équipes européennes dominent, sans partage, la compétition.
Les cinq éditions sont dominées par l'équipe du Portugal qui se positionne sur tous les podiums, en obtenant quatre des cinq titres. Le titre manquant est obtenu par une autre équipe européenne, l'Italie.
En 2018, le rink hockey fait son retour dans une compétition organisée par le Comité international olympique. La discipline est intégré aux Jeux olympiques de la jeunesse d'été pour des matchs d'exhibition qui se déroule en Argentine.
1.3 - Championnats continentaux :
Les fédérations continentales organisent des compétitions internationales.
En Europe, le CERH organise l’ensemble des compétitions européennes entre sélections nationales.
La coupe latine est une compétition réunissant l'Espagne, la France, l'Italie et le Portugal. Dans sa forme en vigueur depuis 2006, elle a lieu tous les deux ans et ne s'adresse qu'aux joueurs de moins de 23 ans.
En 2018, en France à Saint Omer, l'équipe de France U23 a battu le Portugal en match d'ouverture 4 à 3, et aussi l’Espagne en match de clôture 4-3, mais s'est incliné 4-1 face a l'Italie. elle se retrouve à égalité de point avec les 4 nations, mais prend la 3ème place au Goal Average.
En Océanie, la Nouvelle-Zélande et l'Australie s'opposent lors d'un événement appelé la Trans Tasman Cup, au cours du quel l'ensemble des cinq catégories d'âge s'affrontent à trois reprises en l'espace d'un weekend.
En Amérique, la CSP Coupe d'Amérique est la plus grande compétition du continent, réunissant aussi bien les équipes du Nord que du Sud. Elle attire également des équipes venant d'autres continents tel que la Catalogne, l'Allemagne ou l'Afrique du Sud. Les compétitions féminines et masculines, créées respectivement en 2006 et 2007, sont dominées par l'Argentine et la Catalogne, auxquelles s'ajoutent le Chili et le Brésil.
1.4 - Compétitions internationales pour les clubs :
Le CIRH peut s'occuper, outre des championnats du monde, de l'organisation de compétitions destinés au clubs avec notamment le Mondial des clubs. Cette compétition créée en 2006, n'a connu que deux éditions. La première, remportée par le club italien de Bassano se déroulant sur le continent africain en Angola ; la seconde voit le club espagnol du Reus Deportiu triompher dans son propre pays.
Au niveau européen, le CERH organise aussi la Ligue européenne, la coupe CERS et la coupe continentale. Ces trois épreuves sont dominées par le trio latin Espagne, Italie, Portugal. Seuls deux clubs, un belge et un hollandais, sont parvenus à être finalistes de l'une ou l'autre de ses compétitions dans toute leur histoire.
La Ligue européenne est la plus grande compétition pour les clubs européens. Créée en 1966, elle réunit les 16 meilleurs clubs des grands championnats européens. Les clubs espagnols dominent totalement, en remportant 44 des 50 premières éditions de la compétition, dont 21 rien que pour le club du FC Barcelone.
La Coupe CERS regroupe des clubs n'ayant pas eu la possibilité de concourir en Ligue européenne. Elle réunit, depuis 1981, un nombre de clubs qui peut varier chaque saison. Les nationalités des champions de la Coupe sont plus diversifiées que celles de la Ligue : les années 1980 sont à l'avantage des Italiens, les Portugais se distinguent durant la décennie suivante, mais les Espagnols dominent les années 2000. Aucun club n'a d'emprise sur cette compétition dont seulement deux équipes ont remporté à trois reprises.
La Coupe continentale oppose le vainqueur de la Ligue européenne à celui de la Coupe CERS. Les deux clubs se rencontrent, sous la forme d'un match aller-retour. Il existe également une Ligue européenne féminine depuis 2007. Elle est totalement dominée par les équipes espagnoles, même si le Portugal et la France sont chacun parvenus à deux reprises en finale lors des 10 premières éditions. L'Italie est totalement absente du palmarès.
Pour les équipes jeunes, l'Eurockey Cup est créé en 2012 pour les joueurs U-15, le championnat est étendu aux joueurs U-17 deux saisons plus tard. Comme pour les compétitions séniors, l'Espagne, l'Italie et le Portugal s'emparent des podiums des premières éditions.
2) Compétitions nationales :
Seules trois ligues professionnelles de rink hockey existent dans le monde : la OK Liga en Espagne, la Série A1 en Italie et la 1er divisão au Portugal. Mais vingt-sept autres fédérations nationales ont un championnat national de première division amateur (deux en Océanie, quatre en Afrique, six en Asie, six en Amérique du Sud, deux en Amérique du Nord et sept en Europe).
En Europe, outre les trois ligues professionnelles, quatre autres pays ont en 2012 la « capacité effective d'organiser annuellement [...] leurs propres championnats ou ligues nationales de RinkHockey ». Les pays concernés sont l'Allemagne, l'Angleterre, la France et la Suisse.
V – SA POPULARITÉ :
Le rink hockey est extrêmement populaire dans les pays latins, en partie en raison de l'absence du hockey sur glace dans ces pays.
En Espagne, plus précisément dans la communauté autonome de Catalogne, le rink hockey est très populaire avec 15 000 licenciés rien qu'en Catalogne. Les clubs catalans sont parmi les meilleurs au monde avec trente-cinq des quarante-sept éditions de la Ligue européenne remportées par un club catalan. En 1992, la Catalogne organise une épreuve de démonstration de rink hockey lors des Jeux olympiques de 1992, preuve de la popularité de ce sport. Là-bas des matchs de rink hockey se déroulent dans des salles de plus de 8 000 places, comme le Palau Blaugrana à Barcelone, siège du FC Barcelone, équipe du championnat professionnel OK Liga67. Localement, la popularité y est telle que l'équipe de Catalogne a pris en 2004 son indépendance avant de la perdre l'année suivante. Des reconversions de sportifs ont parfois lieu entre des sports plus médiatisé vers le rink hockey. En février 2009, Michel Salgado (footballeur espagnol) devient le président du club de rink hockey de Vigo, club évoluant alors en deuxième division espagnole.
En Argentine, plus précisément dans la province de San Juan qui a accueilli cinq championnats du monde A de 1970 à 2011 soit plus que n'importe quelle autre région du monde, le rink hockey est extrêmement populaire. La province a sa propre fédération, en 1941, et de nombreuses divisions73. La discipline n'y est pas professionnelle en 1993. De plus, lors du championnat du monde A 2007 à Montreux, près de vingt-cinq journalistes argentins sont présents, malgré la distance. Une vingtaine de clubs existent dans la ville de San Juan, forte de seulement 110 000 habitants. Neuf joueurs sur dix de la sélection sont originaires de là. En 2015 à San Juan, 50 000 Argentins accueillent l'équipe nationale venant d'être consacrée championne du monde. L'année suivante du titre mondial, le gouvernement de la province de San Juan promet de toiturer l'ensemble des terrains de rink hockey de la ville, qui sont au nombre de 30 dans la province. A partir des années 2010, de plus en plus de joueurs s'expatrie dans les championnats européens en Espagne, Italie, Portugal, mais il reste majoritairement en France.
Au Portugal, le rink hockey est un sport professionnel très populaire : dans les années 1990, le rink hockey y est considéré comme le second sport national après le football. Preuve de cet engouement, tous les matchs du Portugal au championnat d'Europe 2012 sont diffusés sur la chaîne publique, partenaire officiel de la compétition. En 2016, la chaine BBC1 fait une audience lors de la finale Portugal Espagne qui atteint les 12 % de parts de marché. Le rink-hockey y est pratiqué par 250 clubs et 10 000 licenciés.
En France, le rink hockey est un sport centenaire reconnu de haut niveau par le ministère français de la jeunesse et des sports jusqu'en 2017 et organisé sous l'égide du Comité rink hockey. Il est pratiqué, à titre amateur, par 5 323 licenciés en juillet 2012, évoluant dans 80 clubs différents. La plus grande salle où se déroulent régulièrement des matchs est la salle omnisports de Dinan. Elle compte 1 600 places et accueille le HC Quévert. Même si ce sport reste confidentiel, l'équipe nationale masculine se situe en 2015 au dixième rang mondial, tandis que l'équipe de France féminine est sacrée championne du monde en 2012. Quant à lui, le championnat de première division n'est suivi que très ponctuellement par la presse nationale, avec notamment le journal sportif L'Équipe. La couverture médiatique se fait principalement via les quotidiens régionaux Ouest-France, la Voix du Nord et Le Télégramme. Les chaînes de télévision locales Opal'TV, jusqu'à sa disparition, et TV Vendée font régulièrement des reportages sur la discipline.
En Italie, bien que le rink hockey ne rassemble pas autant de monde que dans les pays précédemment cités, le pays dispose lui aussi d'un championnat professionnel, la Serie A1, et de gymnases dont la capacité peut aller jusqu’à 2 500 places.
VI – SON ÉCONOMIE :
En France, les clubs tirent principalement leurs budgets des sponsors, des subventions, de leurs activités et des cotisations. Le rink hockey y étant un sport confidentiel, les recettes publicitaires restent faibles. Les subventions reçues de la part des collectivités publiques ont une très grande importance pour les clubs. Quelques rares clubs dégagent une part de leur budget par la vente de billets d’entrée, notamment lors de grands évènements, ou en les offrant aux entités qui aident à l'organisation de certaines rencontres de très haut-niveau. L’investissement des bénévoles reste néanmoins essentiel pour les clubs. Il est autorisé d’afficher tout type de publicité sur la piste et à l’intérieur des balustrades. Il est également possible d’utiliser les maillots des joueurs à des fins commerciales. L’équipe du HC Quévert Team Cordon tient son nom d’une entreprise de réparation d’équipement de communication.
Cette pratique du naming est très répandu en Espagne. Pour les clubs espagnols de OK Liga, il est indispensable économiquement d'avoir un sponsor. L'Espagne, mais aussi le Portugal, connaît une crise économique à la fin des années 2000 qui conduit les joueurs à s'exiler en raison des difficultés financières de leurs clubs : cela a pour conséquence de relever les championnats des pays d'accueil, mais aussi le niveau de leurs équipes nationales. Cet exode est aussi poussé par les meilleurs clubs des pays où le rink-hockey reste un sport amateur. Dans ces clubs, des joueurs, même de haut-niveau, venant de ligue professionnelle, doivent se subventionner financièrement par eux-mêmes. Ces clubs n'hésitent pas à envoyer des délégations à l'étranger afin d'étudier le marché des joueurs.
Certains pays profitent d’événements internationaux pour investir dans des infrastructures importantes et coûteuses. Afin d'accueillir le Mondial 2013, l'Angola a investi près de 130 millions de dollars dans le complexe devant accueillir leur première compétition internationale.
Source : Wikipedia